Méthode
Comment les 76 fabricants ont été recensés, filtrés, audités et vérifiés
Ces chiffres décrivent un relevé daté, conduit les 19 et 20 août 2026 et audité le 21, et non un état permanent du marché. Un site qui publie ses prix demain sortira des décomptes ci-dessous.
Mise à jour le .
Périmètre
Pas d’échantillonnage. Tous les sites joignables de la base ont été audités, page par page, sans exception. Le tirage au sort prévu au départ a été abandonné : un recensement exhaustif ne se prête pas à un tirage, et la question de la représentativité disparaît dès lors qu’on n’infère plus d’un échantillon vers un tout.
Collecte les 19 et 20 août 2026, audit le 21 août 2026, vérification de l’identité juridique le 22 août 2026, sur dix départements de l’Ouest et du Centre-Est. Le fichier livre 79 lignes, dont 76 actives.
La chaîne : 93, puis 87, puis 79, puis 76
| 93Base complète | Toutes les fiches de fabricants recensées en base. |
|---|---|
| 87Exclusions hors cible | 6 fiches déjà marquées hors cible. La liste noire des places de marché, annuaires, comparateurs, grandes surfaces de bricolage et organismes de financement n’a rien capturé de plus. Aucun doublon de domaine : les 93 domaines sont tous distincts. |
| 77Joignabilité, puis coquille corrigée | Une requête HEAD par domaine, 10 secondes de délai, agent utilisateur de navigateur. 11 échecs, dont 9 en DNS ou connexion, 1 réponse 403 anti-robot et 1 réponse 500. |
| 79Fiches ajoutées, exclusion levée | Deux fiches de la base ont été rattachées au périmètre en fin de collecte. Et un domaine d’abord compté mort répond en réalité : l’exclusion est levée. C’est le seul mouvement de la chaîne qui ajoute au lieu de retirer, et il est écrit ici pour cette raison. |
| 76Exclusions révélées par le passage au navigateur | 3 fiches répondaient en HTTP mais ne sont pas des sites de fabricants. Marquées exclues plutôt que supprimées, elles restent dans le fichier et sortent de tout calcul. |
Pourquoi onze échecs ne font que dix exclusions
Le contrôle de joignabilité a échoué onze fois. Il n’a pourtant écarté que dix fiches, et les deux nombres sont justes : l’un des neuf échecs DNS portait sur un domaine mal saisi en base, à une lettre près. Réécrit, il répond normalement, et la fiche réintègre le périmètre. La correction n’a été faite que dans l’audit, jamais dans la base.
93 − 6 = 87, puis 87 − 11 + 1 = 77, puis 77 + 2 = 79, puis 79 − 3 = 76
Les statuts bruts sont vérifiables dans les fichiers de collecte : 77 domaines répondent 200 à la requête de joignabilité, une seule ligne porte une correction de saisie, et un domaine qui répondait à cette requête échoue ensuite au téléchargement. Celui-là a d’abord été compté mort, puis rouvert au navigateur : il répond, et son exclusion a été levée. Deux autres fiches de la base ont été rattachées au périmètre en fin de collecte, ce qui porte le fichier à 79 lignes.
Les trois exclusions de la dernière étape
Elles répondaient toutes les trois en HTTP. Rien ne les distinguait d’un site de fabricant avant qu’on les ouvre.
| Un site vendant des billots de cuisine et des planches à découper | Hors secteur. |
|---|---|
| Une page d’hébergeur | Un domaine parqué, « serveur infogéré par », aucun site derrière. |
| Un placeholder | Une page « Coming Soon », aucun contenu. |
Elles sont marquées exclues plutôt que supprimées. Un site « Coming Soon » n’affiche pas de prix, mais ce n’est pas un fabricant opaque : le compter comme tel tirerait tous les pourcentages vers le bas.
Ce que chaque critère accepte, et ce qu’il refuse
Un critère sans définition ne se vérifie pas. Chacun est donc écrit avec sa règle de refus, qui est la partie qui décide réellement du décompte.
- Affiche un prix
- Un montant en euros, lisible sans formulaire ni prise de contact. Le prix par modèle et le « à partir de » comptent tous les deux, et sont distingués : 15 sites affichent un prix, dont 10 modèle par modèle.Un montant unique cité sur une page de réalisation, sans catalogue ni fourchette, ne vaut pas affichage de prix.
- Vrai configurateur 3D
- Le visiteur compose son projet et voit le résultat : un volume ou un rendu qui change quand il change une option.Un formulaire multi-étapes présenté comme un outil de configuration n’en est pas un ; 8 sites en ont un. Un simulateur de prix sans représentation n’en est pas un non plus ; 6 sites en ont un. Un déclencheur commercial du type « créez votre abri » sans aucune étape derrière a été requalifié à la baisse.
- Gamme standardisée
- Au moins 3 modèles nommés, avec des surfaces fixées et une logique tarifaire stable. 20 sites sur 76.Une galerie de réalisations sur mesure, même abondante, n’est pas une gamme.
- Mentionne la déclaration préalable
- Le régime est nommé, avec ou sans son seuil de surface. 14 sites sur 76.La mention du seul permis de construire ne compte pas : c’est un régime différent. Lecture restrictive appliquée.
- Mentionne la taxe d’aménagement
- La taxe est nommée. 2 sites sur 76, et une seule enseigne sur 73 : les deux mentions viennent du même groupe.Aucune tolérance : un renvoi vague à « des taxes » ne compte pas.
- Chiffre ou annonce les travaux annexes
- Terrassement, dalle ou raccordement, chiffrés ou annoncés comme faisant partie du montage. 24 sites sur 76.Une dalle citée comme composante d’un ensemble clé en main, sans montant, est comptée comme mention et non comme chiffrage.
- Téléphone affiché
- Un numéro lisible sur le site, sans formulaire. 57 sites sur 76.
Les segments sont établis avant la mesure, jamais après : réseau national, entreprise régionale multi-sites, fabricant local avec une gamme, artisan en pur sur-mesure. La gamme standardisée est le critère qui sépare les deux derniers, ce qui explique qu’elle y soit à 100 % par construction. Les autres indicateurs de ce segment restent, eux, des mesures indépendantes.
Cinq règles resserrées en cours d’audit
Les règles de départ ont été confrontées à une recherche brute sur le texte des pages, puis les cas litigieux ont été rouverts au navigateur. Cinq règles en sont ressorties plus étroites, toutes dans le même sens : moins de détections, jamais plus.
1.Le permis de construire ne vaut pas déclaration préalable
Un site détaillait le dépôt d’un permis sans jamais nommer la déclaration préalable ni citer de seuil. Les deux régimes ont été séparés, et la mention n’a pas été comptée.
Écart relevé au contrôle de plausibilité, tranché au navigateur.
2.Une mention n’est pas un chiffrage
Une dalle annoncée dans un montage clé en main, sans montant, était comptée comme travaux annexes chiffrés. Le critère a été scindé entre mention et chiffrage.
Écart relevé au contrôle de plausibilité.
3.Un montant isolé n’est pas un prix affiché
Un site affichait un prix réel, sans formulaire, mais sur une fiche de réalisation : un seul montant, ni fourchette ni prix par modèle. La règle exige désormais un prix rattaché à une offre.
Visible seulement en ouvrant le site à la main.
4.Un verbe d’action n’est pas un configurateur
Une phrase commerciale du type « créez votre abri » déclenchait la détection de configurateur. Derrière, une galerie et un formulaire de devis. Le site a été requalifié à la baisse.
Visible seulement en ouvrant le site à la main.
5.Un site mono-page à ancres n’est pas une collecte tronquée
La pénalité « une seule page collectée » frappait aussi les sites dont toute l’offre tient sur une page, avec une navigation à ancres. Vérification faite au navigateur, la pénalité ne s’applique plus à ces cas. Au passage, un simulateur de rentabilité locative a cessé d’être compté comme simulateur de prix.
Contrôle de plausibilité, puis vérification au navigateur.
Deux d’entre elles n’étaient pas détectables autrement qu’en ouvrant les sites à la main : une page rendue en JavaScript et une phrase commerciale prise pour un outil. C’est la raison pour laquelle un audit entièrement automatique n’aurait pas donné les mêmes chiffres.
Réserves
Ce sont les quatre angles par lesquels ces chiffres peuvent être attaqués. Les publier ici est la seule manière de ne pas les subir ailleurs.
- C’est un recensement de l’Ouest, pas de la France
- Bretagne 29, Pays de la Loire 26, Normandie 8, Bourgogne-Franche-Comté 8, Auvergne-Rhône-Alpes 5. Dix départements en tout. Aucun de ces chiffres ne doit être présenté comme un état du marché français.
- Le nombre de réseaux nationaux est un plancher
- Un réseau n’est reconnu comme tel que s’il se déclare, ou si plusieurs de ses agences tombent dans les dix départements. Celui qui n’en a qu’une y ressemble à un artisan et se compte comme tel. Le dénombrement ne peut donc que sous-estimer, jamais surestimer, et l’écart mesuré entre réseaux et indépendants est lui aussi un plancher.
- Une marque faite de mots du métier est invisible à la normalisation
- Pour rapprocher deux agences d’une même enseigne, on retire du nom les formes juridiques, la commune et le vocabulaire du métier : bois, maison, jardin, studio, atelier. Une enseigne composée de ces seuls mots ne laisse alors aucun terme distinctif et n’est plus rapprochable de rien. C’est le symétrique exact d’un faux positif déjà corrigé ici, où un mot du métier en langue régionale avait fabriqué un faux réseau. Le faux négatif est le plus grave des deux, parce qu’il est silencieux. C’est la raison pour laquelle la vérification au registre des entreprises a été ajoutée.
- Les sous-groupes restent petits
- Les réseaux nationaux sont 20. Un site de plus ou de moins déplace leur taux d’affichage de 5 points. L’écart avec les indépendants reste massif, mais un pourcentage de segment ne se cite jamais sans son effectif.
- Douze sites n’ont livré qu’une page
- Sur ces douze, une part des verdicts négatifs pouvait tenir à une collecte incomplète plutôt qu’à une absence réelle. Les douze ont été repassés un par un au navigateur, et leur rendu confirme l’absence. Après ce passage, plus aucun champ décisif n’est en confiance basse.
- Exhaustif sur la base, pas sur le marché
- Tous les sites joignables de la base ont été audités, sans échantillonnage ni tirage au sort. Ce que le recensement n’a pas su trouver reste invisible.
Comment les pages ont été lues
Page d’accueil, plus jusqu’à six pages internes dont l’adresse ou le libellé porte un mot-clé du protocole. Deux tentatives par requête, une seconde d’attente entre deux appels au même domaine, et un nettoyage du code qui retire les scripts, les styles et les habillages. Les liens de navigation sont conservés à part : ce sont eux qui trahissent l’appartenance à un réseau.
285 pages en tout, texte médian de 12 525 caractères. Les sites rendus en JavaScript, qui ne livrent presque rien à une lecture automatique, sont repassés au navigateur. Aucun fabricant n’est identifié dans ce document, et le détail par site n’est pas publié.
Le texte de ces pages est conservé. C’est ce qui a permis, le 22 août, de rejouer la recherche de réseaux sur l’intégralité du corpus sans rien retélécharger et sans dépenser un centime.
Qui édite vraiment le site : la vérification qui tranche
Rapprocher deux agences d’une même enseigne par leur nom fonctionne, mais seulement quand le nom porte une marque. Deux réseaux ont été trouvés ainsi : l’un compte trois agences, l’autre deux, chacune avec son domaine propre. Un troisième candidat a été écarté comme faux positif, c’était un mot du métier en langue régionale et non une marque.
Cette méthode détecte une présence multi-agences à l’intérieur du périmètre. Elle ne détecte pas une appartenance à un réseau, et ce n’est pas la même chose. Trois situations lui échappent : le réseau dont une seule agence tombe dans les dix départements, le revendeur qui commerce sous sa propre raison sociale, et la marque faite de mots du métier, que la normalisation efface au moment même où elle retire le vocabulaire générique.
D’où une passe supplémentaire : lire les mentions légales des 76 sites, en extraire le numéro d’entreprise publié, et le recouper avec le registre public. Mentions légales trouvées sur 64 sites, numéro publié sur 55, identité d’éditeur confirmée sur 45, dix arbitrées à la main.
Deux précautions, écrites ici parce que la première version de cette passe s’est trompée. Un numéro lu dans des mentions légales n’est pas forcément celui du fabricant : l’hébergeur, l’agence web et le partenaire de financement y figurent aussi, et l’un des hébergeurs est apparu sur neuf fiches. Et sur un site dont les mentions légales portaient un gabarit jamais rempli, l’extraction avait attrapé le numéro cité trois lignes plus bas. Chaque attribution est donc contrôlée contre le nom de l’entreprise, et celles qui ne passent pas ce contrôle sortent des conclusions.
Ce contrôle automatique est aveugle là où la marque diffère de la raison sociale, c’est-à-dire précisément là où se cachent les réseaux. Ces cas sont tranchés un par un, chacun avec sa preuve.
Résultat : deux domaines classés comme deux fabricants indépendants sont une seule société, un troisième vend le produit de cette société comme distributeur, et un réseau rapproché par son nom mais classé régional est en réalité national, son activité déclarée étant celle d’une tête de réseau. Sept fiches changent de segment, et les réseaux nationaux passent de 13 à 20. D’où 73 enseignes pour 76 sites.
Une dernière chose que cette passe a apprise : sur les 53 fiches dont l’identité a été vérifiée, vingt ont leur siège dans un autre département que celui enregistré. Le département d’une fiche dit où un site se positionne, pas où l’entreprise est.
Ces chiffres sont commentés sur la page Qui sommes-nous. Le fichier détaillé, qui nomme les sites, n’est pas publié.